N° C.R. 1085, Torsions, 1974, 100x100 cm

Jan Hoet, Gand, 2001

Walter Leblanc: Maître dans le jeu du mouvement, lumière et vibration


La peinture dite “informelle” de Leblanc est le résultat d’une tension, d’une interaction de règles strictes et de la liberté créatrice. Il a maintenu un système dans un certain sens très rigide, qu’il avait fixé, mais en essayant sans cesse de le dépasser de façon inventive.
La flexibilité des limites de ce cadre a été continuellement sollicitée, les limitations ont été infléchies pour devenir des possibilités. C’est justement cette manière “contrariante” de travailler qui a fait que Walter Leblanc a créé une œuvre dérangeante qui intrigue toujours beaucoup, dans laquelle le rythme, l’ordre, le jeu avec les séries et la lumière, la perception humaine occupent une place centrale. J’admire la persévérance, la motivation et la logique extrême avec laquelle Leblanc a donné corps au fil des ans à cette œuvre – qui flotte à mi-chemin entre l’abstraction et la figuration. (…)
La façon dont il a su concilier la sévérité de structures formelles et l’enthousiasme avec l’expression libre propre à la poésie peut donc être appelée unique. D’une façon indirecte, cet artiste a démontré que la logique et la systématique ne doivent pas nécessairement être cliniques et stériles. Il a réussi à créer un genre d’art “interactif” avant la lettre, où l’apport du spectateur – qui contribue consciemment ou non à recréer l’œuvre – est crucial.

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